les artistes
sophie samama emmanuel vigier
sophie samama
PASSATO REMOTO 1993
Alkmaar, Pays-Bas
Réalisé aux abattoirs d’Alkmaar avant leur démolition, dans un espace à double entrée, est suspendu, par des crochets de boucherie, un cadre en métal où sont montées deux images. Une face montre un nouveau-né mâle, l’autre un nouveau-né femelle.Au sol 28 blocs de sel rouge, destinés aux animaux comme minéraux complémentaires. De l’eau s’écoule consumant jour après jour les blocs de sel qui relâchent un liquide rouge. “Passato Remoto” c’est le passé simple de la narration, celui du conte, le “il était une fois” introduisant l’histoire dans un temps indéfini. Le narrateur nous fait pénétrer le champ poétique de la mémoire.La tradition juive a des règles rigoureuses concernant l’abattage et la préparation de la viande. Elle doit être recouverte de gros sel afin de la vider de son sang et ce n’est qu’après ce traitement qu’elle devient consommable. L’origine de cette tradition est à trouver dans le rituel de l’offrande et de la substitution (le sacrifice d’Abraham). Comme une boucle persistante qui enchaîne et relie les êtres à leur histoire, la naissance à la mort, les femmes à leur cycle. “PASSATO REMOTO 1993” se place au croisement du passé et du présent.
PASSATO REMOTO 1993
Alkmaar, Pays-Bas
Réalisé aux abattoirs d’Alkmaar avant leur démolition, dans un espace à double entrée, est suspendu, par des crochets de boucherie, un cadre en métal où sont montées deux images. Une face montre un nouveau-né mâle, l’autre un nouveau-né femelle.Au sol 28 blocs de sel rouge, destinés aux animaux comme minéraux complémentaires. De l’eau s’écoule consumant jour après jour les blocs de sel qui relâchent un liquide rouge. “Passato Remoto” c’est le passé simple de la narration, celui du conte, le “il était une fois” introduisant l’histoire dans un temps indéfini. Le narrateur nous fait pénétrer le champ poétique de la mémoire.La tradition juive a des règles rigoureuses concernant l’abattage et la préparation de la viande. Elle doit être recouverte de gros sel afin de la vider de son sang et ce n’est qu’après ce traitement qu’elle devient consommable. L’origine de cette tradition est à trouver dans le rituel de l’offrande et de la substitution (le sacrifice d’Abraham). Comme une boucle persistante qui enchaîne et relie les êtres à leur histoire, la naissance à la mort, les femmes à leur cycle. “PASSATO REMOTO 1993” se place au croisement du passé et du présent.
INCOMPATIBILITE D’HUMEUR
Galerie De Garage, Hoorn, Pays-BasPrésentée dans un ancien show-room, l’installation montre une table qui parcourt tout l’espace. A un bout de la table, trône une machine à écrire qui déploie devant elle une toile blanche recouvrant toute la longueur de la table. Sur cette toile est peint un texte en caractères braille. A l’extrémité de la table, un ensemble de 6 photos représentent la même machine à écrire. De part et d’autre de la table dans des chargeurs de munitions, sont disposés des couverts. Incompatibilité d’humeur raconte l’histoire illisible, de protagonistes invisibles autour d’un autel dressé dont seule la mise en scène subsiste. Le visiteur est témoin d’une scène vide, débris d’une histoire abandonnée dont l’écho retentit comme une rafale de mitraillette, le son des mots scandés avec violence sur le clavier de la machine immobile. Et le passant indifférent ...
INCOMPATIBILITE D’HUMEUR
Galerie De Garage, Hoorn, Pays-BasPrésentée dans un ancien show-room, l’installation montre une table qui parcourt tout l’espace. A un bout de la table, trône une machine à écrire qui déploie devant elle une toile blanche recouvrant toute la longueur de la table. Sur cette toile est peint un texte en caractères braille. A l’extrémité de la table, un ensemble de 6 photos représentent la même machine à écrire. De part et d’autre de la table dans des chargeurs de munitions, sont disposés des couverts. Incompatibilité d’humeur raconte l’histoire illisible, de protagonistes invisibles autour d’un autel dressé dont seule la mise en scène subsiste. Le visiteur est témoin d’une scène vide, débris d’une histoire abandonnée dont l’écho retentit comme une rafale de mitraillette, le son des mots scandés avec violence sur le clavier de la machine immobile. Et le passant indifférent ...
LA LOI DU GENRE
Musée Historique Juif, Amsterdam, Pays-Bas 1999
Dans le Musée Historique Juif d’Amsterdam, le Mikvé est le dernier lieu rituel qui subsiste de l’ancienne synagogue convertie en musée. “La Loi du Genre” est une interprétation symbolique des relations entre le féminin et la loi. L’installation féminise la loi, elle étiquette chaque rouleau d’un prénom de femme, nous racontant ainsi l’histoire invisible de la loi hébraique. Au sol, cousu dans un châle à franges, la photographie d’une main de bébé, comme un texte sans commentaires. La main ouverte de l’enfant nous confronte à la loi relative aux bains rituels qui prescrit les règles concernant l’impureté des femmes. Cachés au bas du châle, reliés à la dernière frange, subsistent le fil et l’aiguille qui l’ont tissé, témoins de ce que l’histoire, quand elle n’est pas écrite avec le sang, est brodée par des mains.
LA LOI DU GENRE
Musée Historique Juif, Amsterdam, Pays-Bas 1999
Dans le Musée Historique Juif d’Amsterdam, le Mikvé est le dernier lieu rituel qui subsiste de l’ancienne synagogue convertie en musée. “La Loi du Genre” est une interprétation symbolique des relations entre le féminin et la loi. L’installation féminise la loi, elle étiquette chaque rouleau d’un prénom de femme, nous racontant ainsi l’histoire invisible de la loi hébraique. Au sol, cousu dans un châle à franges, la photographie d’une main de bébé, comme un texte sans commentaires. La main ouverte de l’enfant nous confronte à la loi relative aux bains rituels qui prescrit les règles concernant l’impureté des femmes. Cachés au bas du châle, reliés à la dernière frange, subsistent le fil et l’aiguille qui l’ont tissé, témoins de ce que l’histoire, quand elle n’est pas écrite avec le sang, est brodée par des mains.
LA LOI DU GENRE
Musée Historique Juif, Amsterdam, Pays-Bas 1999
Dans le Musée Historique Juif d’Amsterdam, le Mikvé est le dernier lieu rituel qui subsiste de l’ancienne synagogue convertie en musée. “La Loi du Genre” est une interprétation symbolique des relations entre le féminin et la loi. L’installation féminise la loi, elle étiquette chaque rouleau d’un prénom de femme, nous racontant ainsi l’histoire invisible de la loi hébraique. Au sol, cousu dans un châle à franges, la photographie d’une main de bébé, comme un texte sans commentaires. La main ouverte de l’enfant nous confronte à la loi relative aux bains rituels qui prescrit les règles concernant l’impureté des femmes. Cachés au bas du châle, reliés à la dernière frange, subsistent le fil et l’aiguille qui l’ont tissé, témoins de ce que l’histoire, quand elle n’est pas écrite avec le sang, est brodée par des mains.
JE SUIS VIVANTE
Galerie du Tableau, Marseille, France 2007Je suis aux prises avec un projet qui m’occupe depuis la mort de mon père. C’était le titre que je pensais donner à cette installation; j’ai résisté à la tentation d’un titre aussi autobiographique pour ne retenir que les mots auquels je pensais lorsqu’il est mort : je suis vivante.Je suis vivante parce que c’est réel et je suis vivante parce qu’il m’a donné la [une] vie.Je ne crois pas qu’il s'agit là d’un projet “contemporain”. Je crois que c’est classique, un peu antique même...Quand mon père est mort je n’avais pas pu me réconcilier avec lui.Ce travail ne vise pas à une impossible réconciliation! C’est ce moment où voyant mon père mort, j’ai pensé comme une évidence, et comme un défi que j’étais vivante. C'est une réflexion sur la filiation et la féminité.Dans cette filiation, il n’y a pas de fils mais des fils noués, tressés, enchevêtrés...
JE SUIS VIVANTE
Galerie du Tableau, Marseille, France 2007Je suis aux prises avec un projet qui m’occupe depuis la mort de mon père. C’était le titre que je pensais donner à cette installation; j’ai résisté à la tentation d’un titre aussi autobiographique pour ne retenir que les mots auquels je pensais lorsqu’il est mort : je suis vivante.Je suis vivante parce que c’est réel et je suis vivante parce qu’il m’a donné la [une] vie.Je ne crois pas qu’il s'agit là d’un projet “contemporain”. Je crois que c’est classique, un peu antique même...Quand mon père est mort je n’avais pas pu me réconcilier avec lui.Ce travail ne vise pas à une impossible réconciliation! C’est ce moment où voyant mon père mort, j’ai pensé comme une évidence, et comme un défi que j’étais vivante. C'est une réflexion sur la filiation et la féminité.Dans cette filiation, il n’y a pas de fils mais des fils noués, tressés, enchevêtrés...
détail : oeuf en résine et franges
JE SUIS VIVANTE
Galerie du Tableau, Marseille, France 2007Je suis aux prises avec un projet qui m’occupe depuis la mort de mon père. C’était le titre que je pensais donner à cette installation; j’ai résisté à la tentation d’un titre aussi autobiographique pour ne retenir que les mots auquels je pensais lorsqu’il est mort : je suis vivante.Je suis vivante parce que c’est réel et je suis vivante parce qu’il m’a donné la [une] vie.Je ne crois pas qu’il s'agit là d’un projet “contemporain”. Je crois que c’est classique, un peu antique même...Quand mon père est mort je n’avais pas pu me réconcilier avec lui.Ce travail ne vise pas à une impossible réconciliation! C’est ce moment où voyant mon père mort, j’ai pensé comme une évidence, et comme un défi que j’étais vivante. C'est une réflexion sur la filiation et la féminité.Dans cette filiation, il n’y a pas de fils mais des fils noués, tressés, enchevêtrés...
détail : bible avec tsitsit
JE SUIS VIVANTE
Galerie du Tableau, Marseille, France 2007Je suis aux prises avec un projet qui m’occupe depuis la mort de mon père. C’était le titre que je pensais donner à cette installation; j’ai résisté à la tentation d’un titre aussi autobiographique pour ne retenir que les mots auquels je pensais lorsqu’il est mort : je suis vivante.Je suis vivante parce que c’est réel et je suis vivante parce qu’il m’a donné la [une] vie.Je ne crois pas qu’il s'agit là d’un projet “contemporain”. Je crois que c’est classique, un peu antique même...Quand mon père est mort je n’avais pas pu me réconcilier avec lui.Ce travail ne vise pas à une impossible réconciliation! C’est ce moment où voyant mon père mort, j’ai pensé comme une évidence, et comme un défi que j’étais vivante. C'est une réflexion sur la filiation et la féminité.Dans cette filiation, il n’y a pas de fils mais des fils noués, tressés, enchevêtrés...
emmanuel vigier
"J’ai un frère", 2008
documentaire (80 mn)
Deux frères séparés par une guerre.Dražan, réfugié politique en France, à Marseille.Dejan en Bosnie-Herzégovine, à Bosanski Brod, une ville industrielle à l'agonie, à la frontière de la Croatie. En 2007, Dražan décide de rendre visite à son frère. L'exilé. L'ancien soldat. Le chemin qu'ils prennent. Ce "pont" qu'ils nous invitent à traverser.
« La guerre qui venait de s’achever projetait encore son ombresur toutes choses alentour.Il nous fallait pour nous-mêmesEt notre entourageRedécouvrir la beauté des matins d’hiverLe prix d’un sourire aperçu à la fenêtre d’un train. »Izet Sarajlic, « Le livre des adieux », 1997Extrait de « Adieu à Slobodan Markovic
Film sélectionné:Etats Généraux du documentaire à Lussas (2008), Prix International du documentaire et du reportage Méditerranéen (Turin, 2008), Festival “Etonnants voyageurs” (Saint Malo, 2008),Cinéma du réel à Paris-Beaubourg (2009), Corsica.Doc à Ajaccio (2009).Projeté à Marseille au cinema “L’Alhambra” novembre 2008 et au Polygone Etoilé en décembre 2009.Diffusé sur France 3 Méditerranée, dans le cadre de la Nuit du Documentaire (décembre 2009)
